Vaccins

En fonction de la situation, les travailleurs peuvent donc se faire vacciner contre la grippe, le tétanos ou l’hépatite A, B ou C.

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Grippe (influenza)

Grippe (influenza)

Pathologie

Le virus de la grippe est l’un des plus connus. Il provoque une infection des voies respiratoires qui s’accompagne souvent de poussées soudaines de fièvre, de maux de tête, de douleurs musculaires, d’une toux sèche irritative, de maux de gorge, d’écoulements nasaux ou de congestion nasale, de fatigue et d’un manque d’appétit. Dans certains cas, la grippe peut engendrer des complications graves comme une pneumonie, des convulsions fébriles et l’aggravation d’affections chroniques existantes comme l’asthme, le diabète ou une maladie cardiaque. Chez les personnes les plus faibles (personnes âgées et bébés), la grippe peut être mortelle. Il existe plusieurs souches virales de la grippe (A, B et C) et le virus change constamment de structure. Il se transmet par l’inhalation de minuscules gouttelettes contaminées, qui se propagent lorsqu’on tousse, éternue, rit ou chante, ou par contact direct avec les gouttelettes d’une personne contaminée ou d’un objet contaminé. La personne grippée est contagieuse dans la période comprise entre 1 jour avant et 4 jours après l’apparition des symptômes. Il faut compter entre 1 et 4 jours d’incubation.

Attention : un rhume n’est pas la grippe ! Les rhumes sont dus à d’autres virus pour lesquels il n’existe pas (encore) de vaccin.

Vaccination

Étant donné que les protéines à la surface du virus changent constamment, il est nécessaire de se refaire vacciner contre la grippe chaque année. Outre l’hygiène des mains, de la toux et de l’éternuement, la vaccination est la principale mesure pour éviter l’infection. La meilleure période pour la vaccination va de fin septembre à début décembre. Il est possible que les personnes vaccinées contractent tout de même la grippe, mais dans ce cas, il s’agit généralement d’une forme moins virulente. La vaccination est fortement recommandée pour les personnes affaiblies et les personnes actives dans le secteur de la santé (celles-ci propagent facilement le virus par leurs activités).

Une vaccination annuelle peut toutefois également avoir du sens pour les personnes jeunes en bonne santé. À partir de 50 ans, il existe un risque accru de complications graves (comme une pneumonie) à la suite de la grippe, mais la vaccination des jeunes travailleurs de l’entreprise est également conseillée pour limiter les risques de contamination.

À la demande de l’entreprise, une campagne de vaccination peut être lancée chaque année à l’automne. En juin, l’entreprise demande en interne qui souhaite être vacciné contre la grippe. Le nombre de vaccins et les noms des personnes à vacciner sont ensuite transmis (avant fin juin) au coordinateur de Mediwet.

Tétanos

Tétanos

Pathologie

Le tétanos est causé par une bactérie répondant au nom de « Clostridium tetani ». Cette bactérie est présente dans l’intestin des chevaux et d’autres herbivores, sans qu’ils soient malades. Elle se reproduit en formant des spores qui se propagent dans l’environnement via les excréments de ces animaux. Les spores peuvent donc se retrouver un peu partout, à savoir dans la terre, les excréments ou les déchets en général. Elles sont particulièrement résistantes. La bactérie pénètre dans l’organisme de l’homme par une plaie profonde ou une plaie présentant des tissus morts, car elle apprécie les milieux exempts d’oxygène. Ce n’est pas la bactérie en elle-même qui est dangereuse pour l’homme, mais bien les toxines qu’elle sécrète. Ces redoutables toxines, dont certaines sont mortelles, entraînent un blocage nerveux, suivi de contractions incontrôlées des muscles. Le tétanos s’accompagne souvent du « rictus sardonique » ou « trismus », une grimace causée par la contraction des muscles du visage.

Vaccination

La vaccination contre le tétanos est obligatoire en Belgique depuis 1959. Le vaccin offre une protection presque totale. Il s’agit donc d’une maladie évitable par un vaccin qui immunise à presque 100 %. Il existe actuellement un vaccin « Boostrix » qui, outre le tétanos, protège contre la diphtérie et la coqueluche, et même un vaccin « Boostrix Polio », qui protège en plus contre la poliomyélite. Chez Mediwet, les travailleurs reçoivent le vaccin Boostrix.

Il convient bien entendu de nettoyer toute blessure en profondeur avec du savon et, le cas échéant, d’éliminer les tissus morts pour éviter tout risque d’infection. Il est faux de croire que seules les « plaies sales » comportent un risque. Toute blessure occasionnée par un clou, une aiguille, une écharde, une épine ou une branche peut provoquer le tétanos. Il s’agit souvent de blessures insignifiantes, mais elles présentent les conditions idéales (plaies profondes sans oxygène) pour que la bactérie libère ses toxines.

Hépatite A

Hépatite A

Pathologie

L’hépatite est une inflammation du foie, un organe volumineux et très important. Le foie peut être comparé à une petite usine chimique, où ont lieu de nombreux processus, dont la détoxification, la synthétisation de la bile et la fabrication d’importantes protéines. Si l’inflammation est due à un virus, on parle d’hépatite virale. Il s’agit de la pathologie hépatique la plus courante dans le monde. L’hépatite A est l’hépatite virale la plus répandue parmi les 7 types de virus connus (A à G). Elle ne devient jamais chronique et évolue rarement en une forme grave ou mortelle.

Chez les enfants, la maladie passe souvent inaperçue car ils ne présentent pas de symptômes, ou alors des symptômes non spécifiques (symptômes grippaux comme de la fièvre ou une grande fatigue). Chez les adultes, en revanche, la maladie s’accompagne de symptômes plus spécifiques, comme la jaunisse, des urines foncées ou une décoloration des selles. Elle peut durer de quelques semaines à 6 mois et engendrer une fatigue intense. Les personnes ayant contracté la maladie sont immunisées à vie. Les premiers symptômes apparaissent entre 2 et 6 semaines après la contamination. Une personne contaminée est contagieuse pendant 2 semaines. Il n’existe pas de traitement spécifique contre l’infection puisque les antibiotiques n’agissent pas contre les virus.

Il est toutefois recommandé d’adopter des mesures élémentaires comme une bonne hygiène alimentaire, sanitaire et des mains. La vaccination permet aussi d’éviter les infections.

Vaccination

Il existe plusieurs vaccins sûrs et efficaces contre l’hépatite A, ainsi qu’un vaccin combiné qui protège à la fois contre l’hépatite A et l’hépatite B. La vaccination est très efficace. Après 2 inoculations, administrées à un intervalle de 6 à 12 mois, la personne vaccinée est protégée contre l’hépatite A pendant au moins 20 ans, et peut même être immunisée à vie.

Fedris, l’agence fédérale des risques professionnels, rembourse la vaccination pour les travailleurs en contact avec des eaux usées contaminées (entreprises de nettoyage d’égouts, de dératisation, etc.), en contact étroit avec des enfants de moins de 6 ans (crèches, haltes‑garderies, départements pédiatriques, etc.) ou actifs dans des régions où l’incidence de la maladie est encore très élevée. La vaccination peut être proposée par l’employeur à certains autres groupes professionnels.

Hépatite B

Hépatite B

Pathologie

Très contagieux, le virus de l’hépatite B entraîne une infection grave et insidieuse du foie. Il est 100 fois plus contagieux que le tristement célèbre et redoutable virus de l’immunodéficience humaine (VIH) qui provoque le SIDA. En général, l’infection ne s’accompagne pas de symptômes, mais présente le risque de devenir chronique et d’évoluer en insuffisance hépatique ou en cancer du foie. Le virus de l’hépatite B n’a aucun lien avec ceux des hépatites A et C, si ce n’est qu’ils s’attaquent tous les 3 au foie. La période d’incubation est de 2 à 3 mois et le virus se transmet d’une personne à l’autre par du sang et/ou des liquides corporels (salive, sperme, sécrétions vaginales, sécrétions d’une plaie) contaminés. Il existe des traitements relativement efficaces à base d’agents antiviraux.

Vaccination

La vaccination est la meilleure manière d’éviter toute contamination. Le vaccin s’administre en 3 doses injectées dans le muscle du bras : 2 premières injections à un intervalle de 1 à 2 mois, suivies d’une troisième 6 à 12 mois après la première. Il existe aussi un vaccin combiné contre l’hépatite A et l’hépatite B. Dans ce cas, la vaccination consiste en 2 injections à un intervalle de 1 mois, suivies d’une troisième 6 mois après la première.

La détermination des anticorps sanguins dirigés contre les antigènes HBs (marqueurs de l’hépatite B), qu’on appelle la « détermination des anticorps anti-HBs », est cruciale dans la confirmation de la protection après administration des 3 doses. Si la concentration d’anticorps, qu’on appelle le « titre », est égale ou supérieure à 10 unités internationales, la personne est protégée à long terme (> 30 ans) contre l’hépatite B. Si, en revanche, on ne détecte pas suffisamment d’anticorps, il faudra administrer une 4e dose, le « booster ».

La vaccination contre l’hépatite B fait partie du schéma de vaccination de base en Belgique. Les personnes qui sont en contact avec du sang ou avec d’autres liquides corporels dans le cadre de leur travail doivent obligatoirement être vaccinées.

Le remboursement peut avoir lieu via Fedris, l’agence fédérale des risques professionnels.

Autres virus de l’hépatite

Autres virus de l’hépatite

Pathologie

Il existe encore 4 autres virus de l’hépatite, dont celui de l’hépatite C, qui est de loin le plus important et le plus dangereux. Ce virus n’a été découvert qu’en 1989. Une infection par ce virus présente le risque d’évoluer en une forme chronique d’hépatite, avec des complications comme une insuffisance hépatique ou un cancer du foie, tout comme dans le cas de l’hépatite B. Le risque de contagion est 10 fois plus élevé que dans le cas du VIH. Le virus de l’hépatite C se transmet par contact direct avec du sang contaminé. La période d’incubation peut aller de 15 à 150 jours.

Vaccination

Il n’y a malheureusement pas de vaccin contre l’hépatite C.

Coqueluche

Coqueluche

Pathologie

La coqueluche est une maladie contagieuse de la gorge, de la trachée et du nez, due à une bactérie appelée Bordetella pertussis.

Les premiers symptômes, tels que la fièvre, un rhume rebelle et une toux sèche, apparaissent de sept à dix jours (3 semaines au maximum) après la contamination. Cette première phase dure environ deux semaines. Ensuite, les quintes de toux deviennent plus violentes, surtout la nuit, et s’accompagnent d’une respiration sifflante et d’expectorations. Durant une quinte de toux, le patient peut prendre une teinte bleue. Une fois qu’il a terminé de tousser, il arrive fréquemment qu’il vomisse. Les quintes de toux sont particulièrement fatigantes. Cette phase dure quelques semaines, puis la toux se transforme lentement en une toux sans expectorations, qui peut encore durer quelques semaines. Chez l’adulte, ces symptômes n’apparaissent généralement pas et la maladie ressemble à un gros rhume.

La bactérie responsable de la coqueluche est présente dans la gorge des personnes infectées. Lorsque celles-ci toussent, éternuent ou parlent, des gouttelettes contenant la bactérie sont expulsées dans l’air. D’autres personnes peuvent alors inhaler ces gouttelettes et être contaminées. Les personnes atteintes de coqueluche sont contagieuses. Le risque de contamination est le plus grand au début de la maladie. À ce moment, il n’est généralement pas évident que la personne est atteinte de la coqueluche. Les patients demeurent contagieux jusqu’à quatre semaines après le début des quintes de toux typiques de la coqueluche.

Vaccination

Si des antibiotiques sont administrés au premier stade (rhume) de la maladie (deux semaines), le patient n’est plus contagieux une semaine après la mise en place de ce traitement.

Une personne vaccinée ou qui a déjà eu la coqueluche développe une immunité contre la maladie. Toutefois, il est possible qu’après quelques années (5 à 15 ans), une personne contracte de nouveau la coqueluche, mais sous une forme plus légère. Les enfants et les adultes qui n’ont pas reçu toutes les vaccinations contre la coqueluche courent plus de risques de tomber malades. Plus l’enfant est jeune, plus les risques d’évolution grave de la maladie sont élevés. Les bébés (nouveau-nés), en particulier, sont exposés à un risque d’évolution sévère. Les enfants souffrant d’une maladie pulmonaire, cardiaque, musculaire ou nerveuse sont davantage exposés à un risque d’évolution grave de la maladie.

Si elles contractent la coqueluche durant les six dernières semaines de la grossesse, les femmes enceintes peuvent transmettre la maladie à leur enfant immédiatement après la naissance.

En Belgique, les enfants sont vaccinés contre la coqueluche. Une personne vaccinée peut néanmoins contracter la coqueluche, mais sous une forme légère.

En Belgique, les adultes sont vaccinés gratuitement contre la coqueluche, au moyen d’un vaccin combinant la coqueluche, le tétanos et la diphtérie, à savoir BoostrixTM ou TriaxisTM.